C’est ainsi qu’il qualifiait lui même la formation de ses listes départementales. Et hier, dans un restaurant du centre-ville de Montpellier, où le leader régional du MoDem est adjoint au maire PS, il pouvait dévoiler ses choix en la matière. Car, précisait-il, légaliste, « les têtes de listes que je présente seront proposées à l’approbation de la convention régionale, lundi, et ensuite soumises à la validation du conseil national le 25 janvier à Paris ».
Ces précautions prises, on peut considérer l’affaire ficelée et les noms suivants formeront bien les têtes d’affiche MoDem pour les régionales. Ainsi, les Nîmois Eric Firoud et Dominique Canu seront numéro 1 et 2 dans le Gard, René Caunes et Sylvie Meric occuperont ces places dans l’Aude, Philippe Rouchoux (maire de Chanac) et Marie-Christine Davane-Guittar feront de même en Lozère, Chantal Gambert et Jean-Philippe Schemla postulant dans les Pyrénées-Orientales. La tête de liste régionale Marc Dufour le restera bien sûr dans l’Hérault, avec en seconde position Florence Denestèbe, conseillère à Agde.
Une fois les présentations effectuées, Marc Dufour, sans rentrer dans les lignes force de son programme, évoquait « une campagne courte, zéro papier, sans tracts, sans grands meetings ». Il revenait aussi sur les primaires, assurant avoir promis « à Patrice Drevet que la porte restait ouverte » avant de se montrer moins aimable envers Catherine Labrousse : « Si elle sera sur la liste ? Elle a dit que j’allais faire perdre le MoDem et que j’étais un mauvais leader. Je ne voudrais surtout pas la mettre en position délicate… »
Restait à savoir s’il avait déjà songé à un positionnement d’entre-deux tours. A cette question il répondait : « Si on fait plus de 10 % on verra si on se maintient. Si on fait moins, on décidera pour toutes les régions, de manière homogène, au niveau national. Il y a six ans j’avais dit : "Ni Frêche, ni Blanc." Je n’exclus pas de prendre encore cette position. Maintenant, on montre à Montpellier notre savoir-faire dans une équipe. Donc, je n’exclus pas non plus une alliance, sur la base d’un programme. La seule chose impossible serait une alliance avec l’UMP puisque nous ne nous reconnaissons pas dans leurs valeurs. »
Vincent COSTE
(source midi-libre 12.01.10)
(source midi-libre 12.01.10)