lundi 22 février 2010

Marc DUFOUR interdit d’Elections Régionales après son investiture officielle…

(en référence à un article publié sur MonPostDemocrate)

Ce samedi 20 février 2010 on peut lire sur le blog personnel de M VAN DE VILLE (http://lemouvementdemocratedugard.hautetfort.com/), des extraits du compte rendu d’une réunion du bureau à laquelle le vice président Christian Nannini n’a pas été convié en tant que vice président du Mouvement départemental. Hier comme aujourd’hui, toujours les mêmes abus de pouvoir couverts par Philippe BERTA le président départemental opposant à la liste régionale de Marc DUFOUR.

Revenons quelques instants sur le rôle particulièrement peu glorieux de Philippe BERTA au cours de ces derniers mois qui auraient du être consacrés aux élections régionales.

Un an après les élections internes départementales de septembre 2008, les adhérents sont appelés à la mi-décembre 2009, à voter pour les têtes de listes en vue des élections régionales qui se dérouleront au mois de mars 2010. Le Languedoc Roussillon n’est pas prêt, la consultation est reportée pour cette région.

François BAYROU, décide alors de rencontrer « in personam » le samedi 19 décembre à Montpellier, les militants languedociens avec dans sa besace une proposition de primaires entre Marc DUFOUR et Patrice DREVET.

Marc DUFOUR, c’est le président départemental de l’Hérault, positionné troisième sur la liste de Robert ROCHEFORT, élu député européen en juin dernier. Marc DUFOUR est présent. Il est allé chercher à l’aéroport François BAYROU qui arrive avec deux heures de retard …les poings fermés, une impression en tout cas qui se vérifiera immédiatement. A peine vient-il de saluer l’assemblée qui l’attendait patiemment, qu’il fait allusion aux nombreux courriels de militants mécontents, et qu’il ne lit même pas, « dépense d’énergie inutile ». Il invite donc les mécontents à quitter la salle et joignant le geste à la parole désigne la porte. Douche froide dans l’assistance. Personne n’ose le faire.

Comme il l’a toujours fait, François BAYROU vient de banaliser les dissensions internes : sans doute croit-il qu’elles dérivent toujours de rivalités de personnes, comme si appartenir au Mouvement démocrate protégeait de la divergence idéologique, et mettait à l’abri du formatage droite-gauche ou de la bipolarisation de la vie politique. Ce n’est pas aussi évident dans la vie militante de tous les jours, à plus forte raison en campagne électorale lorsqu’ il s’agit d’aborder la question des alliances : avec qui ? contre qui ?

Marc DUFOUR est là. Il se prête aux questions des militants sur sa candidature : grosso modo, il est le centriste le mieux placé, maire adjoint à Montpellier, il connaît bien le paysage politique local et la stature incontournable de G FRECHE, président de région sortant et socialiste iconoclaste dont la réélection est prévisible à l’époque (et aujourd’hui encore ..). Quant à notre Mouvement, crédité d’une moyenne nationale de 8,5 % aux européennes, il serait en baisse de quelques points (et aujourd’hui encore…).

Patrice DREVET n’est pas là. Mais qui est DREVET questionne un militant impertinent ? C’est le Monsieur Météo qui s’est présenté aux européennes : il aurait fait 4,5 %, il représente le Mouvement écologiste indépendant avec lequel F BAYROU est en négociation au plan national (ah bon !!!) N’est-il pas encarté au nouveau Centre, fait remarquer à nouveau le militant incorrigible ? « Petit péché » se voit-il répondre par F BAYROU, qui dans la foulée fait voter le principe de primaires entre des binômes homme-femme. Tiens ! Tiens ! Pourquoi une mixité à la tête de la liste régionale alors que ce principe n’a pas été retenu pour les autres régions de France ?

Peut-être parce que Patrice DREVET était déjà dans les starting blocks avec une Catherine LABROUSSE, adhérente MODEM, et ancienne attachée parlementaire du député nîmois Yvan LACHAUD, ex-udf Nouveau centre, ami de Philippe BERTA président départemental du Gard et de Régis VEZON son délégué départemental. Tous sont très marqués centre droit et le manifestent par leur allergie à toute alliance avec le PS, et donc sont opposés à Marc DUFOUR qui n’écarte pas cette possibilité après le premier tour.

Marc DUFOUR doit se trouver rapidement une colistière, il choisira la gardoise Dominique CANU(ex-trésorière départementale de Philippe BERTA avec lequel elle n’a pu s’accorder) Le binôme régional DUFOUR-CANU va gagner, sans préparation, les élections primaires, avec près de 62% des suffrages exprimés et l’emporter sur le binôme DREVET-LABROUSSE.

Philippe BERTA en est tout déconfit, lui qui a préféré entrainer certains adhérents gardois dans le soutien de l’écologiste Nouveau centre Patrice DREVET : après le vote, il prétend même que dans le département du Gard, DUFOUR a perdu très largement les primaires. Comment le sait-il puisque aucun résultat par département n’a été divulgué. Mystère ? Mais peu importe.

La victoire de DUFOUR est éclatante de vérité sur l’engagement des languedociens et languedociennes dans le Mouvement démocrate. Ils ont préféré le porte drapeau DUFOUR plutôt que le porte drapeau DREVET, le MODEM autonome plutôt que le Nouveau centre écologiste, le symbole plutôt que le calcul électoraliste. Il se sont souvenus des fortes paroles prononcées par un François BAYROU en forme il y un an, lors du lancement de la campagne des européennes, il nous disait en effet «  Mes amis les symboles ce n’est pas secondaire c’est l’essentiel »

Qui pourrait reprocher à ses amis, d’avoir suivi cette exhortation, chevillée comme il se doit aux valeurs démocrates ? Dans certaines situations il est vrai que le symbole c’est bien l’essentiel et la préparation de la campagne pour les élections régionales en donne une illustration dans le Languedoc Roussillon

En effet, parmi ceux qui n’ont pas soutenu Marc DUFOUR, il y a Philipe BERTA, le seul Président départemental à avoir appelé à voter DREVET. Est-ce que François BAYROU savait que dans les semaines qui ont précédé l’organisation des régionales au plan départemental, Philippe BERTA avait commencé à exclure, en méconnaissance de nos règles de fonctionnement, les « membres indésirables » de son bureau.

Parmi les exclus, Eric FIROUD, est le seul à avoir fait le plus beau score lors d’élections antérieures où il s’était présenté pour le MODEM. Philippe BERTA n’a jamais fait que 9% aux dernières municipales. Mais le premier n’entretient pas les mêmes relations privilégiées avec M François BAYROU

Se séparer ainsi d’un tel militant, est-ce que c’est la meilleure façon de préparer une campagne électorale, est-ce que c’est la preuve de cet esprit fédérateur exigé des autres ? Sans doute fallait-il s’attendre à ce que Eric FIROUD réagisse publiquement. Et alors ?

N’aurait-il pas été préférable que Philippe BERTA, plutôt que d’engager une procédure disciplinaire vis à vis de FIROUD, utilise son énergie à la campagne électorale, voire se porte candidat lui même à la tête de liste régionale ? Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Pourquoi Marc DUFOUR était-il seul tête de liste lors de la réunion du 19 décembre en présence de F . BAYROU ?

Il n’est donc pas étonnant que Marc DUFOUR ait gagné les primaires décidées précipitamment, et hors statuts : ayant obtenu la légitimité du vote des adhérents, Marc DUFOUR a été investi chef de file du Languedoc Roussillon, le 24 janvier par les instances nationales lors d’une très solennelle cérémonie d’intronisation diffusée sur le site internet du Mouvement.

Etait-il souhaitable, dans ces conditions, de demander à Marc DUFOUR de céder sa place à Patrice DREVET ou de le contraindre à mener des négociations, avec la mission de fédérer.

Les militants qui ont soutenu Marc DUFOUR ne l’ont pas entendu de cette oreille et de fait se sont opposés à M le Président BAYROU et à ses directives improvisées qui consistaient à passer outre le résultat des primaires qu’il avait lui même contribué à faire adopter.

En conclusion s’il est regrettable que le MODEM ne se soit pas présenté au premier tour de ces élections régionales, il faudra en demander compte à M Philippe BERTA, et ses associés.

Retour sur le billet publié le 20 février par Van De Ville : il est consternant d’y lire que le bureau départemental a pris des mesures de suspensions provisoires alors qu’il ne peut de lui-même en décider, cette compétence appartenant au siège et devant respecter le principe du contradictoire…encore des abus de pouvoir … c’est M. F BAYROU qui ne va pas être content.