Le Mouvement Démocrate (le 133 rue de l’Université) et ses missi dominici fédéraux aux fins de minimiser les échecs électoraux successifs ont eu souvent comme argument principal que le Mouvement représentait peu de chose au regard de la représentation que notre leader pouvait avoir dans l’opinion publique, une opinion l’intronisant comme opposant principal au Président de la République…
Le 1er opposant est devenu 11ème tant et si bien que le Président lui-même lors d’un récent entretien privé l’invitait à rejoindre les rangs de la majorité, invitation réitérée par Jean-Pierre Raffarin.
La rédaction était interpellée dans le précédent article par ce commentaire dont nous avons extrait le signataire et le destinataire:
”faire de l'humour sur le dos du patron !!!! ça veut dire quoi?”…
Je me vois donc contraint de développer mon propos quitte à m’exposer aux fourches caudines d’une éventuelle mesure de suspension.
J’aurais tendance à répondre que l’humour n’est pas tant orienté vers “le boss” mais bien plus vers celles et ceux que je qualifiais "de chœur des vierges folles et idolâtres”, de ces courtisans et courtisanes qui dans l’ombre du chef essaient de se faire une place au soleil…
Courtisans, qui à trop lui flatter l’ego, ont fini par couper “le patron” de sa base militante, de ces néo-militants à qui il avait promis de se mettre en rupture par rapport à des pratiques qui éloignent les citoyens des politiques, la Politique et encouragent l’abstention voire le vote contestataire capté par les extrêmes.
2010… Remontée des extrêmes essentiellement à Droite, une bulle “MoDem” qui continue de se dégonfler et son leader qui atteint les limites de son discours que Marianne a mis en exergue (cf. article précédent) … un ego qui se révèle dans le “je” et dans un argumentaire qui alimente le “je” à se donner raison sur tout alors que le journaliste tend à lui démontrer que “sa peau de chagrin” va en se réduisant… Du silence post résultat régionales, pour le moins on aurait pu s’attendre à un minimum d’introspection salutaire… Force est de constater que ce n’est pas le cas!
La rupture désormais non seulement devra se vérifier dans une gouvernance du MoDem qui revienne à ses fondamentaux de Seignosse et de Villepinte, si cela est encore possible, tant l’engouement militant post présidentielles de 2007 est à reconquérir et donc à reconstruire au regard des démissions engendrées par des résultats mais aussi et surtout des actes qui se sont opposés très vite à nos textes fondateurs (chartes, règlement intérieur).
Mais cette rupture devra aussi passer par un savoir-être qui renoue avec la confiance des adhérents, le respect qui leur est dû et le respect de la parole donnée sans lequel il n’y a plus d’autorité qui vaille, de celle qui a suscitée l’adhésion en 2007.
Que le chœur des vierges folles et idolâtres continue à me, nous taxer d’activisme… l’argument n’a jamais passé l’épreuve des faits, les résultats parlent d’eux-même et chaque jour qui passe nous éloigne encore un peu plus de ce que nous sommes venus construire ensemble depuis 3 ans!
Martial BOILLOT